Comment s’habiller sur un chantier en hiver ?

Comment s’habiller sur un chantier en hiver ?

Sommaire

Les conditons hivernales pouvant parfois être extrèmes le travail en extérieur devient vite pénible. UPower, propose une large gamme de vêtements de travail pour conditions hivernales pour offrir le maximum de confort, de protection et de sécurité aux agents.

Guide pratique du système 3 couches et de la norme EN 14058

Sur un chantier en hiver, le froid n’est pas une simple question de confort. Travailler exposé au vent, à l’humidité et aux températures négatives sans équipement adapté augmente le risque de fatigue physique, de perte de concentration et d’accident. Pourtant, il suffit d’appliquer quelques principes simples pour travailler efficacement par tous les temps, sans se surcharger.

Le système des 3 couches : la base de toute tenue hivernale sur chantier

Le principe des 3 couches est la méthode la plus efficace pour gérer la chaleur corporelle en conditions froides et humides. Chaque couche remplit un rôle précis et distinct. L’erreur classique est d’opter pour un seul vêtement épais en pensant qu’il suffira : sans gestion de l’humidité ni isolation intermédiaire, le résultat est souvent l’inverse de celui escompté.

1ère couche: le sous-vêtement technique : évacuer, pas isoler

La première couche est en contact direct avec la peau. Son rôle n’est pas d’isoler mais d’évacuer la transpiration vers l’extérieur pour maintenir la peau sèche. L’eau conduit la chaleur 25 fois plus vite que l’air : une peau humide se refroidit donc beaucoup plus rapidement qu’une peau sèche.
Oubliez le coton, qui retient l’humidité. Privilégiez les matières techniques synthétiques ou les fibres à effet anti-fatigue comme celles du sous-vêtement thermique Curma UPower, conçu pour le travail en extérieur par grand froid. Léger et respirant, il se porte toute la journée sans inconfort.

2ème couche: la couche isolante : conserver la chaleur

La deuxième couche capture l’air chaud produit par votre corps et forme un bouclier thermique. C’est ici qu’interviennent les polaires, les gilets matelassés ou les pulls techniques. Elle doit rester respirante pour ne pas piéger l’humidité remontant de la première couche.
Un gilet sans manche softshell doublé micro polaire remplit parfaitement ce rôle tout en laissant les bras libres pour les gestes techniques du chantier.

3ème couche: la protection extérieure pour bloquer le froid, le vent et la pluie

La couche extérieure est le bouclier contre les éléments climatiques : pluie, neige, vent glacial. Elle doit être imperméable, coupe-vent et respirante simultanément. Une veste qui bloque tout sans laisser la transpiration s’échapper crée un effet sauna qui refroidit le corps par évaporation dès que vous vous arrêtez.
Les vestes de travail softshell équipées de la membrane U-Tex (polyuéthane thermoplastique) répondent à ces trois exigences. Conformes à la norme EN 14058, elles offrent une protection thermique certifiée pour des températures jusqu’à -5°C.

La norme EN 14058 : ce qu’elle garantit vraiment

Lorsqu’un fabricant affiche la norme EN 14058 sur ses vêtements de protection contre le froid, cela ne signifie pas simplement que le vêtement « tient chaud ». Cette certification européenne évalue le vêtement selon quatre critères de performance précis et indépendants, matérialisés par un code de cinq chiffres sur l’étiquette.

Les 4 critères de la norme EN 14058 décryptés

Résistance thermique (Rct) — notée de 1 à 4 : mesure la capacité du tissu à conserver la chaleur corporelle. Un vêtement de classe 4 offre l’isolation la plus élevée, adapté aux chantiers exposés en plein hiver.
Perméabilité à l’air (AP) — notée de 1 à 3 : évalue la protection contre le vent. La classe 3 correspond à un vêtement coupe-vent efficace, indispensable sur les chantiers exposés aux rafales.
Isolation thermique globale (Icler) : obligatoire pour les vêtements imperméables ou de classe thermique 4. Elle mesure la performance thermique du vêtement porté dans des conditions réelles.
Résistance à la pénétration de l’eau (WP) : un vêtement marqué WP a été testé et validé pour résister à la pluie. Un X indique que ce test n’a pas été réalisé.

EN 14058 ou EN 342 : laquelle choisir selon les conditions ?

La norme EN 14058 couvre les environnements modérément froids, soit des températures supérieures à -5°C combinées à de l’humidité ou du vent. C’est la certification adaptée à la grande majorité des chantiers hivernaux en France.
La norme EN 342, plus exigeante, s’applique aux environnements de grand froid en dessous de -5°C. Elle est davantage recommandée pour les travaux en haute montagne ou en chambre froide industrielle. Si vous exercez sur des chantiers en plaine ou en zone urbaine, la norme EN 14058 est dans la quasi-totalité des cas suffisante et adaptée.

Compléter la tenue : les accessoires qui font la différence

Un bon système 3 couches ne suffit pas si les extrémités du corps ne sont pas protégées. La tête, les mains et les pieds sont les premières zones touchées par le froid car le corps réduit naturellement l’irrigation sanguine des extrémités pour préserver la chaleur des organes vitaux.

Les pieds : bottes fourrées ou chaussures de sécurité isolantes ?

Sur un chantier, la chaussure de sécurité reste obligatoire. En hiver, optez pour un modèle monté, imperméable et isolant du sol froid. Les bottes de sécurité fourrées avec semelle isolante, comme les modèles Alaska ou Taiga UPower, offrent une protection thermique réelle tout en respectant les normes de sécurité en vigueur.

Mains et tête : ne négligez pas ces zones

Un bonnet ou une cagoule sous le casque réduit considérablement les pertes de chaleur par la tête. Des gants de travail adaptés, imperméables et suffisamment fins pour ne pas entraver la dextérité, complètent la tenue. Prévoyez une paire de rechange en cas de gants mouillés.

Visibilité sur chantier en hiver : une exigence légale à ne pas négliger

En hiver, les journées raccourcissent, le ciel est souvent couvert et les conditions lumineuses se dégradent dès la mi-journée. Sur un chantier extérieur, cette réduction de visibilité augmente considérablement le risque d'accident, notamment lié aux engins de chantier ou à la circulation. Le port de vêtements haute visibilité n'est pas seulement une bonne pratique : c'est souvent une obligation réglementaire.

Pourquoi l'hiver rend la visibilité encore plus critique

En été, la luminosité naturelle assure un minimum de visibilité pour les conducteurs d'engins et les autres intervenants. En hiver, la combinaison des journées courtes, du brouillard, de la pluie et des ciels gris réduit drastiquement la distance à laquelle un travailleur est perceptible. Un ouvrier en vêtements sombres peut devenir totalement invisible à moins de 30 mètres dans ces conditions. Les vêtements haute visibilité, combinant tissu fluorescent le jour et bandes rétroréfléchissantes la nuit, réduisent ce risque de manière significative.

La norme EN ISO 20471 : les 3 classes de protection

La norme européenne EN ISO 20471 définit trois classes de protection selon la surface minimale de tissu fluorescent et de bandes rétroréfléchissantes présentes sur le vêtement :
Classe 1 — protection minimale : adaptée aux environnements à faible risque (entrepôts, zones piétonnes). Non recommandée pour les chantiers extérieurs exposés à la circulation.
Classe 2 — protection intermédiaire : obligatoire pour les chantiers sur voie publique jusqu'à 50 km/h. C'est le niveau le plus courant sur les chantiers BTP, de voirie et de réseaux. Particulièrement recommandée en hiver lors des interventions en fin de journée ou par faible luminosité.
Classe 3 — protection maximale : exigée sur les chantiers à proximité de voies rapides ou d'autoroutes. Elle garantit une visibilité 360° grâce à des bandes rétroréfléchissantes positionnées sur le torse, les épaules, les manches et les jambes.

Combiner protection thermique et haute visibilité

En hiver, l'enjeu est de concilier deux impératifs : rester au chaud et rester visible. La gamme UPower propose des vêtements conçus pour répondre aux deux exigences simultanément. Les parkas 3 en 1 haute visibilité (modèle Backer), les vestes softshell imperméables haute visibilité (modèle Miky) et les blousons imperméables fluo (modèle Crafty) combinent protection thermique certifiée EN 14058 et conformité EN ISO 20471 classes 2 ou 3.
Découvrez l'ensemble de notre gamme vêtements haute visibilité professionnels pour équiper vos équipes en toute conformité.

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